C'est parti: les Bleus démarrent leur Mondial-2018 dans quelques heures, samedi (12h, heure de Paris) contre l'Australie, avec un groupe jeune, plein d'insouciance et d'ambitions, guidé par l'attaquant Antoine Griezmann.

Officiellement, l'équipe de France, vice-championne d'Europe, vise le dernier carré du tournoi en Russie. Mais dans les têtes et les conversations de vestiaire, les Français rêvent d'une deuxième étoile mondiale, vingt ans après celle décrochée par les glorieux anciens de France-98, dont l'actuel sélectionneur Didier Deschamps.

"Une compétition comme celle-là, tu ne peux pas te dire que tu feras mieux la prochaine fois... Pour ma part, c'est sûrement ma dernière. Donc j'ai envie de réaliser mon rêve de gosse et la gagner tout simplement", soulignait l'expérimenté Olivier Giroud il y a dix jours dans un entretien accordé à l'AFP.

Avant de viser de tels sommets, il va falloir faire le travail contre la modeste Australie, 36e au classement Fifa et dernière de sa poule, avec trois défaites, lors de la précédente Coupe du monde, au Brésil.

Autant dire qu'une contre-performance contre les "Socceroos" serait une énorme désillusion pour les hommes de Deschamps, face à l'équipe a priori la plus faible du groupe C, où figurent également le Pérou et le Danemark, 11e et 12 au classement Fifa.

- 'La boule au ventre' -

Face aux Australiens, le gardien et capitaine de l'équipe de France Hugo Lloris s'attend à un "combat" contre une équipe regroupée derrière. "Le plus important, c'est l'énergie qu'on dégage et l'agressivité qu'on va mettre sur le terrain, dans les duels", a mis en garde le plus capé des Bleus, du haut de ses 98 sélections.

Lloris a aussi prévenu la jeune garde française du réveil qui les attend ce samedi, ce mélange "d'excitation" et de "petite boule au ventre" qui va les accompagner jusqu'au coup d'envoi.

Car ce match sera un premier test pour cette bande de jeunes talents qui composent désormais une bonne partie du groupe France. Le sélectionneur Didier Deschamps, que certains disaient frileux il y a quelques années, leur a largement ouvert la porte ces derniers mois.

Dans son onze de départ contre l'Australie, "DD" pourrait ainsi préférer l'attaquant Ousmane Dembélé, 21 ans, à Olivier Giroud, de dix ans son aîné, au milieu aligner Corentin Tolisso (23 ans) plutôt que Blaise Matuidi (31 ans), et sur les côtés donner leur chance aux latéraux Benjamin Pavard et Lucas Hernandez, 44 ans à eux deux...

- 'Pas des gamins !' -

"C'est pas des gamins!", a voulu rassurer le président de la Fédération Noël Le Graët mercredi. "Kylian Mbappé, est-ce qu'il a 19 ans quand il répond à vos questions? Je n'en suis pas certain."

Les performances de Mbappé seront en effet l'une des attractions du Mondial. Le jeune Parisien, qui n'a cessé de gravir les échelons mois après mois, s'attaque désormais à la plus grande des compétitions. Avec dans le dos, le numéro 10 qu'il a lui même réclamé au staff français, celui que portaient avant lui Michel Platini ou Zinédine Zidane.

Pour montrer la voie à tous ces jeunes loups, l'équipe de France aura besoin de patrons, capables de réveiller les troupes en cas de coup dur.

Sur le banc, il y aura Deschamps bien sûr, mais il lui faudra un relais sur les pelouses de Kazan, Moscou ou Ekaterinbourg. Son "leader technique" s'appelle Antoine Griezmann, qui n'est pas un "aboyeur", mais qui sait pertinemment combien il sera attendu pendant cette compétition.

A l'Euro-2016, l'attaquant de l'Atletico Madrid avait terminé meilleur joueur et meilleur buteur du tournoi avec six réalisations. Pour ce Mondial, "j'ai la confiance des coéquipiers et du coach, ils attendent que j'amène l'équipe le plus loin possible, je suis prêt et assez tranquille", dixit le chef de file des Bleus. Cela commence samedi par l'Australie.

S/AFP/AFRICSOL

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