Kylian Mbappé et Angel Di Maria, le duo à la mode. Les deux attaquants, même sans Neymar ni Edinson Cavani, ont brillé avec un but chacun pour assurer au Paris SG un beau succès contre Montpellier (5-1), mercredi en Ligue 1.

Comme son équipe, "Kyky" a signé huit jours parfaits. Décisif mardi dernier à Old Trafford contre Manchester United en Ligue des champions (2-0) puis auteur d'une géniale volée à Saint-Etienne dimanche en Championnat (1-0), le gamin de Bondy, 20 buts en L1, a montré que l'entraîneur Thomas Tuchel pouvait lui laisser les clés de la formule 1 PSG.

Avec lui, le PSG a enchaîné un 13e succès, sur 13, dans sa forteresse des Princes pour prendre une avance de 15 points sur son dauphin, Lille. Avec encore 14 matches à jouer et 65 points au compteur, le club de la capitale est toujours sur l'autoroute du record des 100 points.

Ces derniers temps, quand Mbappé brille, Di Maria n'est jamais loin. Lui aussi a régalé, d'un superbe coup franc à plus de trente mètres, qui a tiré son équipe de la torpeur après l'égalisation adverse, juste avant la mi-temps (45+1).

Frappe puissante, transversale rentrante, et voilà que le "Fideo" célèbre son chef d'oeuvre en formant un coeur avec ses doigts. La chorégraphie est à la mode au Parc: le N.11 en est à trois buts et deux passes décisives depuis fin janvier et la blessure de Neymar. Mbappé, lui, en est à quatre buts et trois passes sur cette période-là...

- "Négligences" en défense -

Pourtant, en alignant d'entrée Mbappé et Di Maria, Marco Verratti, Marquinhos ou encore Dani Alves, Tuchel a pris des risques, à deux semaines du 8e de finale retour de Ligue des champions contre Manchester United.

Mais entre les nombreuses absences et un banc inexpérimenté - 43 matches de Ligue 1 cumulés pour les cinq joueurs de champ remplaçants -, le technicien allemand doit marcher sur un fil managérial jusqu'à la trêve internationale de mars. Et samedi encore, contre Nîmes, le spectre de la blessure rôdera autour de lui.

Di Maria a bien fini avec une poche de glace sur la cuisse gauche après sa sortie, Thilo Kehrer a aussi reçu un coup qui a nécessité un traitement à la mi-temps. Mais rien de grave, a assuré Tuchel qui a mis sur le compte de la fatigue une défense plus "négligente" que d'habitude.

"Il nous manque beaucoup de joueurs pour changer et être plus agressifs", a-t-il constaté.

En quête de solutions, il a au moins reçu mercredi une lettre de candidature en défense, où les options sont limitées, d'un joueur longtemps à l'écart de la rotation: d'abord blessé, puis barré par Juan Bernat à son poste, le latéral gauche Layvin Kurzawa a saisi sa chance en marquant pour sa première titularisation de la saison en Championnat.

- Buffon royal -

L'ancien Monégasque a placé une tête imparable à la retombée d'un centre impeccable de Dani Alves, pour son premier but depuis janvier 2018 (1-0, 13), avant d'être passeur décisif sur le but de Mbappé. Mais à court de rythme, il a également souffert dans son couloir face à Florent Mollet.

A l'image de son milieu offensif blond, aux faux airs de Kevin de Bruyne, Montpellier a crânement joué sa chance et aurait pu repartir de la capitale avec un point si Gianluigi Buffon n'avait pas été aussi décisif (8, 22, 43, 58, 76).

L'Italien a écoeuré les Héraultais, et les attaquants parisiens n'ont plus eu qu'à récolter les fruits en fin de match, avec la patience de l'équipe sûre d'elle-même.

"Le problème, quand tu leur laisses beaucoup d'espaces et que tu ne finis pas les actions que tu as, ils te punissent", a constaté l'entraîneur héraultais Michel Der Zakarian.

Avec trois buts en cinq minutes, deux c.s.c. de Skuletic (73) et Hilton (78), puis celui de Mbappé (79), le PSG a fini le travail en beauté.

Eric-Maxim Choupo-Moting, raillé pour sa maladresse, a même cru marquer lui lui aussi, avant que l'arbitre ne siffle hors-jeu. Les supporters, pas rancuniers, ont même scandé "Choupo". Tout va bien à Paris.

S/AFP/AFRICSOL

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