Le président élu a procédé aux premières nominations au sein de son équipe. Le sortant s’est, lui, résigné à donner son feu vert à la transition.

 

Donald Trump s’est résigné, lundi 23 novembre, à donner son feu vert pour le début de la transition, sans pour autant reconnaître encore sa défaite. « Dans l’intérêt supérieur de notre pays, je recommande » que l’agence gouvernementale chargée du transfert du pouvoir fasse « ce qui est nécessaire concernant les protocoles, et j’ai demandé à mon équipe de faire de même », a ainsi tweeté le président américain, contre toute attente.

Le président élu, Joe Biden, avait commencé, sans l’attendre, à dessiner son gouvernement. Après la nomination, le 11 novembre, de celui qui sera son principal bras droit, Ronald Klain, un très proche, expert reconnu de l’Etat fédéral, puis celle de sa garde rapprochée à la Maison Blanche, le 17 novembre, où on retrouve son ancienne directrice de campagne, Jen O’Malley Dillon, ainsi que deux conseillers de longue date, Steve Ricchetti et Mike Donilon, le président élu a dévoilé lundi les noms d’une partie de son futur cabinet.

La proximité avec l’ancien vice-président démocrate, le souci de la compétence, de la parité et de la diversité apparaissent comme les principaux critères de choix. Tony Blinken, 58 ans, nommé au département d’Etat, a ainsi travaillé avec Joe Biden lorsque ce dernier était président de la commission des affaires étrangères du Sénat. Il l’a suivi en 2009 avec le titre de conseiller à la sécurité nationale du vice-président, avant de devenir l’adjoint du conseiller à la sécurité nationale de Barack Obama, puis de rejoindre, en 2014, le siège de la diplomatie américaine comme adjoint au secrétaire d’Etat.

Tony Blinken avait été remplacé auprès de Joe Biden par Jake Sullivan. Ce dernier occupera les fonctions de conseiller à la sécurité nationale du futur 46président, un poste stratégique de la « West Wing ». Ce juriste de formation âgé de 43 ans a été directeur politique du département d’Etat de 2011 à 2013. Repéré par Hillary Clinton avant la première candidature à la présidentielle de cette dernière en 2008.

S/LMA/AFRICSOL

Commentaires